4 décembre 2025

Accessibilité web : concevoir des questionnaires inclusifs et lisibles par tous


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Concevoir un questionnaire en ligne ne se résume pas à formuler des questions : c’est aussi créer une expérience fluide, inclusive et agréable pour chacun.
Dans un monde où la majorité des études, enquêtes et formulaires se font désormais en ligne, l’accessibilité web devient un levier essentiel pour garantir la participation de tous.

Cet article vous guide pour comprendre les enjeux de l’accessibilité numérique et adopter les bonnes pratiques afin de concevoir des questionnaires véritablement ouverts à tous. Il apporte des pistes aux développeurs et intégrateurs web, mais il est accessible à tous. Dans la dernière partie, vous trouverez également des conseils destinés directement aux chargés d’études, avec des conseils à appliquer dès la conception du questionnaire.

Sommaire :

Comprendre l’accessibilité web

Pourquoi rendre ses questionnaires accessibles ?

Les référentiels à connaître : WCAG et RGAA

Bonnes pratiques pour des questionnaires inclusifs

L’apport de l’IA dans l’accessibilité

Comment vérifier la conformité de son questionnaire ?

Le rôle des chargés d’étude dans l’accessibilité des questionnaires


Comprendre l’accessibilité web

L’accessibilité web ne concerne pas seulement les personnes en situation de handicap : elle vise à rendre les contenus et services numériques utilisables par tous, quels que soient leurs moyens techniques, leurs capacités physiques, sensorielles ou cognitives.

Comme le rappelle Tim Berners-Lee, l’un des principaux fondateurs du Web :

Il s’agit de mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quels que soient leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique ou leurs aptitudes physiques ou mentales.

Un site web ou un questionnaire en ligne peut donc être plus ou moins adapté, selon la manière dont il a été conçu. Comme dans l’aménagement d’un espace public, l’accessibilité doit être pensée dès la conception, et non ajoutée à la fin.

???? Pour découvrir des exemples concrets de mise en pratique de l’accessibilité dans les enquêtes, lisez aussi notre article : Handicap, illettrisme : 4 exemples de questionnaires accessibles et inclusifs

Pourquoi rendre ses questionnaires accessibles ?

L’accessibilité numérique est d’abord une question d’inclusion. En France :

???? L’accessibilité reste donc un enjeu massif, loin d’être marginal.
Concevoir une enquête inclusive est une étape essentielle pour garantir la fiabilité et la représentativité des résultats, quel que soit le type d’étude concerné.

Assurer l’inclusion, c’est permettre à chacun de participer dans les mêmes conditions, sans exclusion, tout en assurant la qualité des données recueillies.

C’est également un enjeu de lisibilité et d’efficacité : un questionnaire bien conçu est plus simple à comprendre, plus fluide à remplir et favorise un meilleur taux de réponse, tout en valorisant l’image de l’organisation qui le propose.

Les référentiels à connaître : WCAG et RGAA

Les recommandations d’accessibilité reposent aujourd’hui sur des référentiels qui définissent les principes fondamentaux de l’accessibilité numérique. 

Pour être accessible, une page web doit être : 

  • Perceptible : les informations doivent pouvoir être perçues par tous ;
  • Utilisable : l’interface doit être navigable et contrôlable ;
  • Compréhensible : le contenu et le fonctionnement doivent être clairs ;
  • Robuste : les contenus doivent être compatibles avec les technologies d’assistance.

Les deux principaux référentiels sont : 

  • les WCAG (Web Content Accessibility Guidelines), normes internationales publiées par le W3C ;
  • le RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité), déclinaison officielle du référentiel français, édité par la direction interministérielle du numérique.

Même sans expertise technique, ces principes peuvent guider la conception de questionnaires inclusifs.

Un bon exemple de mise en pratique du RGAA est le DSFR (Système de Design de l’État Français). Il regroupe toutes les règles de design appliquées par l’État dans sa communication sur le web.

Vous pouvez voir plus en détail sur cette page comment il s’applique aux formulaires, ainsi que les règles d’accessibilité qu’il applique. Chez GIDE, nous avons déjà intégré ce “template” à Scroll, notre framework “maison” de production d’enquêtes, et nous pouvons d’ores et déjà déployer des questionnaires utilisant le DSFR (voir un exemple ci-dessous), dans le cadre d’enquêtes de Statistique Publique.

questionnaire accessibilité DSFR

 

Bonnes pratiques pour des questionnaires inclusifs

Un questionnaire en ligne, tout comme un site web, doit être conçu pour être utilisable par toutes et tous, notamment les personnes en situation de handicap, ou encore les personnes allophones (n’ayant pas pour langue maternelle la langue du questionnaire).
L’inclusion repose à la fois sur des règles techniques (navigation au clavier, compatibilité avec les lecteurs d’écran, contraste, etc.) et sur des choix de conception (langage clair, parcours simple, formats adaptés).

Elle ne doit pas être perçue comme une contrainte technique ajoutée en fin de parcours, mais comme un principe de conception global. Penser l’accessibilité dès le départ, c’est s’assurer que chacun puisse répondre sans obstacle, tout en améliorant la qualité des données collectées.

Elle implique l’ensemble des acteurs du projet – concepteurs, designers, développeurs, mais aussi commanditaires – car offrir une expérience inclusive est une responsabilité collective.

Nous allons aborder, pour diverses situations, les règles à respecter et les bonnes pratiques pour concevoir des questionnaires accessibles. Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive, ne serait-ce parce que les types de handicap sont très variés.

1. Handicap visuel

Les personnes présentant un handicap visuel peuvent rencontrer différentes difficultés : malvoyance, cécité partielle ou totale, ou encore daltonisme. Par exemple, les codes couleurs peuvent être illisibles pour certains utilisateurs daltoniens. Un contraste trop faible ou un texte non redimensionnable rend aussi la navigation complexe pour certains répondants.

Bonnes pratiques :

  • Couleurs et contrastes : ne pas s’appuyer uniquement sur la couleur pour transmettre une information. Utiliser des contrastes forts et ajouter une explication textuelle ;
  • Navigation au clavier : permettre l’accès à toutes les fonctions sans souris ;
  • Images : fournir un texte alternatif (alt) pour toute image utile ;
  • Lecteurs d’écrans : adapter la syntaxe aux limites des lecteurs d’écrans :
    • Éviter par exemple les éléments qui coupent la lecture comme des points médians ou des parenthèses pour préciser que le mot peut-être singulier ou pluriel ;
    • Éviter également les libellés trop longs à répéter pour les lecteurs d’écran.
constrate couleurs
Source : https://digitalaccessibility.unc.edu/color-contrast/

2. Handicap auditif

Les personnes sourdes ou malentendantes ne perçoivent pas les sons et peuvent manquer des informations essentielles dans une vidéo ou une consigne vocale.

Bonnes pratiques :

  • Fournir des sous-titres synchronisés ou des transcriptions pour tout contenu audio ou vidéo ;
  • Utiliser un langage simple et direct pour compenser les difficultés liées à l’acquisition du langage écrit ;
  • Si possible, proposer une vidéo en langue des signes.

accessibilité web questionnaire langage des signes

3. Handicap moteur

Les handicaps moteurs limitent souvent la précision des gestes : utiliser une souris ou un pavé tactile peut devenir difficile.
Une interface qui exige de cliquer sur de petites zones ou d’effectuer un glisser-déposer risque d’être inutilisable.

Bonnes pratiques :

  • Offrir une navigation complète au clavier (tabulation, validation, retour) à chaque fois que cela est possible ;
  • Éviter les zones trop petites et préférer des boutons larges et bien espacés ;
  • Réduire les interactions nécessitant des gestes fins (glisser-déposer, maintien prolongé).

4. Handicap cognitif

Les troubles cognitifs peuvent affecter la mémoire, la concentration ou la compréhension. Une interface complexe, un texte dense ou des consignes floues peuvent vite décourager les utilisateurs souffrant de ces troubles.

Bonnes pratiques :

  • Rédiger dans un langage clair, concret et direct ;
  • Éviter un vocabulaire trop technique (c’est valable pour les personnes souffrant de déficience intellectuelle, pour les personnes allophones, mais également pour tout le monde !)
  • Limiter le nombre de questions et les formulations ambiguës ;
  • Supprimer les distractions visuelles ou les effets clignotants ;
  • Découvrir le FALC (Facile à lire et à comprendre) et le langage clair : lire cet article.

5. Accessibilité mobile

De plus en plus de personnes remplissent leurs questionnaires sur smartphone, parfois avec des technologies d’assistance (VoiceOver, TalkBack).

Bonnes pratiques :

  • Vérifier la compatibilité avec les lecteurs d’écran mobiles ;
  • Prévoir des boutons et des champs de saisie suffisamment grands ;
  • Éviter les interactions au survol (inaccessibles sur mobile) ;
  • S’il y a des images dans l’étude, privilégier un format portrait que paysage, ce qui permettra d’afficher les images en plus grand et évitera de devoir zoomer ;
  • Garantir une mise en page responsive et lisible sans zoom excessif.

6. Accessibilité et connexions lentes

L’inclusion ne concerne pas uniquement les personnes en situation de handicap. Elle s’applique aussi à toutes les situations où les conditions d’usage sont dégradées : connexion Internet lente, réseau mobile instable, appareil ancien ou navigation sur un Wi-Fi public.

Dans ces contextes, un site ou un questionnaire trop lourd devient vite inutilisable.

Un questionnaire bien conçu doit donc être léger, rapide à charger et compatible avec tous les environnements, en limitant les scripts superflus et les contenus non essentiels.

L’apport de l’IA dans l’accessibilité

L’intelligence artificielle peut être un allié précieux pour rendre les questionnaires plus inclusifs. Elle permet, par exemple :

  • de générer automatiquement des transcriptions pour les contenus audio ou vidéo, ou encore générer des textes alternatifs pour les images ;
  • de proposer des reformulations de questions en langage clair ;
  • de détecter les contrastes insuffisants ou les éléments non lisibles lors des tests d’interface.

Ces outils ne remplacent pas une conception humaine responsable, mais ils peuvent considérablement accélérer les démarches d’audit et de vérification.

Mais puisque l’on parle d’IA et d’accessibilité, on peut aussi se poser la question : remplacer les questionnaires web traditionnels par des chatbots, est-ce une bonne idée du point de vue de l’accessibilité ?

Il est vrai que les chatbots augmentés par l’IA, qui sont devenus de véritables agents conversationnels, offrent une expérience plus ergonomique que les formulaires longs et fastidieux.  De plus, les progrès effectués par les technologies speech to text et text to speech permettent d’avoir une véritable “conversation” à l’oral avec des outils comme ChatGPT : cela ouvre des perspectives intéressantes pour les personnes malvoyantes. 

Notons toutefois qu’à l’heure actuelle, la plupart des chatbots ne respectent pas les standards de l’accessibilité. Cet article donne des pistes pour rendre les IA conversationnelles plus accessibles : Catching up on accessibility with AI chat.

Comment vérifier la conformité de son questionnaire ?

Vérifier l’accessibilité d’un questionnaire peut se faire à l’aide d’audits automatiques et de tests utilisateurs.
Parmi les outils de référence : Lighthouse, axe DevTools, Accessibility Insights ou WAVE.
Ils permettent d’évaluer les contrastes, la structure HTML, la navigation au clavier et la compatibilité avec les lecteurs d’écran.

Contrast Checker, de son côté, permet de contrôler le contraste entre 2 couleurs et visualiser le rendu en échelle de gris pour imiter la vision d’une personne atteinte de daltonisme.

contrast checker
Test avec l’outil Contrast Checker

Les tests manuels – par exemple, remplir le questionnaire uniquement au clavier ou via un lecteur d’écran – restent toutefois indispensables pour garantir une expérience réellement inclusive.

Enfin, il existe des outils permettant de vérifier la clarté d’un texte et sa lisibilité par le plus grand nombre : par exemple, vous pouvez tester l’outil Lisible, élaboré par une équipe française experte du langage clair.

Le rôle des chargés d’étude dans l’accessibilité des questionnaires

L’accessibilité ne dépend pas uniquement du développement ou des aspects techniques. Une grande partie se joue au moment de la conception du questionnaire, donc entre les mains du ou de la chargé(e) d’études.

De nombreux ajustements éditoriaux, ergonomiques ou méthodologiques permettent d’améliorer fortement l’expérience des répondants et la qualité des données.

​​1. Travailler le design du questionnaire

Avant même de parler de la rédaction des questions, il est essentiel de vérifier que le design du questionnaire respecte les critères de lisibilité :

Contrastes et couleurs

Un texte gris sur fond clair ou une teinte vive sur fond saturé peuvent être illisibles pour de nombreux répondants.

Vérifiez le contraste à l’aide d’outils comme Contrast Checker : les bons indicateurs doivent être au vert.

bonnes pratiques accessibilité contrastes couleurs.

Taille et espacement

Les zones de saisie et boutons doivent être suffisamment larges pour être facilement cliquables, notamment sur mobile ou pour les répondants ayant des difficultés motrices.

Éviter les distractions

Bannissez les éléments animés ou les clignotements qui nuisent à la concentration.

2. Rendre les médias compréhensibles pour tous

Les images, vidéos ou audios peuvent enrichir un questionnaire, mais ils doivent rester accessibles à tous :

  • Ajoutez systématiquement un texte alternatif pour décrire une image ou un graphique (vous pouvez découvrir des conseils pour rédiger vos textes alternatifs dans cet article ;
  • Fournissez une transcription ou des sous-titres pour tout contenu vidéo ou audio.
    Si vous le pouvez, proposez aussi une version en langue des signes pour les vidéos ;
  • Veillez à la légèreté des fichiers : privilégiez le format WebP pour les images et compressez-les via des outils comme TinyPNG ou Squoosh, afin de réduire le temps de chargement pour les connexions lentes ;

Penser à la compatibilité avec le format mobile :  privilégier un format portrait plutôt que paysage pour les images et vidéos, ce qui permettra d’afficher ce média en plus grand sur l’écran du téléphone et évitera de devoir zoomer.

3. Adopter une formulation inclusive et claire

La manière d’écrire les questions est tout aussi importante que leur fond. Quelques principes simples améliorent grandement l’expérience des répondants :

Simplifier les formulations

Évitez les phrases longues ou techniques ; privilégiez la clarté et le langage courant, notamment pour les personnes avec des difficultés intellectuelles ou les personnes allophones.

Éviter les parenthèses, slash, points médians

Les lecteurs d’écran peinent à les interpréter, c’est pourquoi il vaut mieux reformuler les questions qui en contiennent.

On en trouve souvent dans des questions qui intègrent une variante de genre / nombre, par exemple : 

  • «Quel âge a/ont votre/vos enfant(s) ? »
  • « Combien étaient-ils/elles ? »

La solution : demander d’abord l’âge, le nombre, le genre, et adaptez ensuite les questions suivantes en fonction. 

Pour éviter les points médians tout en conservant une écriture inclusive, vous pouvez aussi utiliser des termes épicènes (qui ont la même forme au féminin qu’au masculin).

bonnes pratiques accessibilité accord nombre.

 

bonnes pratiques accessibilité accord genre.

 

Ne pas surcharger le questionnaire

Tout d’abord, on recommande d’éviter les libellés de questions trop longs.

C’est notamment nécessaire quand il s’agit de questions répétées sur plusieurs items au sein d’une même thématique. Au besoin, précisez sur le questionnaire où séparer le message introductif de la question qui sera répétée par le lecteur d’écran.

Exemple de question : 

“Nous allons parler de votre perception de la colonisation sur Mars. Êtes-vous d’accord avec la proposition suivante ...?”

Dans ce cas de figure, où l’on va enchaîner plusieurs propositions, il est important de spécifier que “Nous allons parler de votre perception de la colonisation sur Mars” est une phrase introductive, et que “Êtes-vous d’accord avec la proposition suivante …?” est la question à répéter par le lecteur d’écran.

De plus, les questions et modalités trop longues ont un autre inconvénient : elles sont difficiles à afficher correctement sur un écran de mobile.

bonnes pratiques questionnaire accessibilité mobile.

Enfin, on recommande de limiter le nombre de questions par écran. Si vraiment on doit mettre plusieurs questions sur un même écran, on recommande de privilégier la simplicité : mieux vaut quelques champs essentiels qu’un long formulaire décourageant.

4. Faciliter la saisie et réduire les sources d’erreur

Un questionnaire inclusif doit aider la personne à répondre facilement, sans ambiguïté ni frustration.

Voici quelques recommandations à avoir en tête lorsque vous concevez votre questionnaire :

  • Indiquer clairement les champs obligatoires, au début du questionnaire ou de la section ;
  • Afficher les messages d’erreur au bon endroit, au plus près du champ concerné ;
  • Fournir des messages d’erreur explicites, lisibles et compréhensibles par les lecteurs d’écran ;
  • Éviter les listes déroulantes interminables (dates de naissance, listes de pays, métiers…) ;
  • Permettre la navigation complète au clavier, sans contrainte ;
  • Faciliter la reprise du questionnaire, notamment en cas d’interruption ;
  • Limiter les actions nécessitant une grande précision : glisser-déposer, double-clic, pression prolongée… très difficiles pour les répondants à mobilité réduite ou sur petit écran.
  • Afficher les aides ou indications dès qu’un champ est soumis à un contrôle de cohérence (par ex. format attendu pour une date) ;

Dans l’exemple ci-dessous, les deux messages en rouge doivent être fournis par le chargé d’étude de façon claire.

aide à la saisie questionnaire.

En résumé

Le rôle du chargé d’études est central : une grande part de l’accessibilité repose sur la clarification du contenu, la structuration de la pensée, la simplicité des parcours.

Grâce à ces différents points, il sera plus simple pour la personne chargée de la programmation de rendre le questionnaire le plus accessible possible. N’hésitez pas à consulter votre interlocuteur lors de l’étude pour vous aider à optimiser ces points.

Conclusion

Concevoir des questionnaires inclusifs, c’est bien plus qu’une obligation technique : c’est une démarche d’inclusion et de qualité.
Un questionnaire lisible et bien structuré :

  • augmente le taux de participation ;
  • améliore la compréhension des questions et donc la qualité des réponses ;
  • et renforce la crédibilité de l’organisation qui le diffuse.

L’accessibilité numérique ne profite pas qu’aux personnes en situation de handicap : elle rend l’expérience meilleure pour tous.
Selon un principe cher à la communauté du W3C :

Un web accessible à tous est un web meilleur pour chacun.

Vous souhaitez auditer ou améliorer l’inclusion de vos enquêtes ?

Contactez l’équipe GIDE : nous pouvons vous accompagner dans la conception ou la refonte de vos questionnaires.